Partager l'article ! Rencontre du Troisème Continent : Nipponeries: Chose promise, chose due. Ami Visiteur, tu vas trouver étrange qu'aujourd'hui je présen ...
Chose promise, chose due.
Ami Visiteur, tu vas trouver étrange qu'aujourd'hui je présente un article bien peu en rapport avec la Bourgogne.
En effet, je vais vous parler du Japon. Mais pas de n'importe quel Japon, celui des Nipponeries de Nicolas.
Nico est un blogueur comme les autres (enfin presque, puisque Môssieu s'est offert un nom de domaine). C'est un bon père de famille, au démon de midi bien tassé. Il raconte, à qui veut bien le lire (et Dieu sait qu'il faut être bon public), ses expériences de Français expatrié au pays du soleil se levant comme partout ailleurs le matin et se couchant le soir. Il a une petite fille adorable qui drague mon fils via la webcam, mais bon, c'est une autre histoire.
Hier Nico est devenu une star télévisuelle. Interviewé en direct à midi sur la nouvelle chaîne DIRECT8 (que l'on peut suivre en direct sur internet à l'adresse suivante www.direct8.fr ), Nico, tout en agrémentant ses propos de photographies pertinentes, a éclairé le sombre ignare que je suis sur la réalité de l'archipel nippon.
Un grand moment de télé.
L'émission commence dans le plus grand sérieux : l'animateur (dont j'ai oublié le nom et qui vient de parler pendant une demi-heure avec des Français à Chypre sur la beauté des ruines et des églises chypriotes) annonce "sur place, là-bas au Japon, à Tokyo, Arnaud Gonzague... Arnaud, bonjour... Ah ? C'est Nicolas !"
Déjà, on sent l'émission préparée à l'avance... Ou l'invité de dernière minute.
Notre Nicolas Le Carré national ("Le Carré", ça veut dire : "tribu" en celte. Le Gros, c'était déjà pris de toute façon) prend la parole, le téléphone à la main et le visage déformé par les mouvements saccadés de la webcam (comment ? ça ne venait pas de la webcam ?)
Sur les risques sismiques tout d'abord. Et le téléspectateur ébahi apprend que Nico vit constamment avec son sac de survie. Il nous en fait le détail : couvertures de survie, réchaud de survie, portions alimentaires lyophilisées de survie, pioche de survie, préservatifs de survie... l'orateur nous explique que les capotes de survie ne sont pas là pour empêcher la procréation (ce qui irait à l'encontre de la survie de l'espèce) mais pour pouvoir avaler les clés du coffre-fort dans lequel sont entassés bons au trésor et actions. Nico raconte d'ailleurs que lors du terrible tremblement de terre de Kobé en 1995, il s'est trompé et a avalé les clés de l'appartement. Il n'a pu rentrer chez lui que 24 heures plus tard.
Puis vient la question suivante : "Tokyo, ville qui ne dort jamais ?". Nico part dans un parallèle avec NY, la grosse pomme. Il est d'ailleurs très placé pour en parler puisqu'il n'y est jamais allé. Et là, la félonie, la traîtrise... "Tokyo, c'est comme NY, ça ne dort jamais, c'est pas la Bourgogne !"
Jusqu'alors, l'interview me paraissait intéressante, pleine de savoir. mais soudainement, elle m'est apparue fade et insipide. Certes Nico a relevé le défi auquel je l'avais confronté : prononcer le mot "Bourgogne" au cours de l'entretien. Mais là !!
Abattu, je suis le reste de la diffusion d'une oreille car l'autre est préoccupée par le bruit que font les enfants jouant avec les briquets et la bouteille de gaz.
Nico parle d'un Japon macho et normé, où l'aseptie et la bien-pensance des esprits règnent en maîtres. Il parle d'un Japon presque communisant tant l'esprit de groupe prime sur l'esprit de l'individu et dans lequel l'esprit d'initiative individuel est prohibé.
Nico nous parle de la mafia jaune qui a pignon sur rue et qui est traitée comme institution nationale, protégée par l'Etat lui-même. Il nous raconte la prostitution et les jeux clandestins illégalement légaux. Un thème qu'il semble parfaitement maîtriser...
Cerise sur le gâteau, Nico nous décrit un "hôtel-capsule", où les chambres ne sont que de miniatures bocaux-couchettes empilés les uns sur les autres et dans lesquels le touriste s'introduit reptilement avant de refermer sur lui le tiroir morguien de sa chambre. On se prend à imaginer Bruce Willis dans le "6e élément" ou à "2010, l'Odyssée de l'Espèce". On y verrait des gnomes décérébrés en costard noir sortir d'alvéoles blanches aseptisées en avalant un repas-pilule rouge (ou bleue selon le choix de Néo) pour aller engraisser un Etat totalitaire "Big Brother's watching you".
Heureusement, Nico est un sage et un esthète. Il présente une photo de WC (le moment le plus intéressant et je dois avouer que je n'ai pas suivi, car les enfants venaient de se faire tomber le tiroir à couteaux de cuisine sur les pieds).
Mon plus grand plaisir a tout de même été de l'insulter copieusement sur MSN durant son intervention.
Mais c'est devenu un ami. Virtuel certes, mais quand même. Alors je ne lui en veux pas. C'était le jeu.
Nico, tu as gagné cet article publicitaire (virement sur mon compte bancaire aux Caïmans autorisé). Un grand moment de télé international, suivi par 2 téléspectateurs : son frère, au Brésil, et moi, en France. Pour sa carte de séjour, je prie qu'aucun Nippon, ni mauvais non plus, n'ait suivi ses propos diffamatoires sur l'Empire.
Chose promise, chose due.
Bonnes vacances à Phuket, Nico. Fais gaffe aux tsunamis !
[EDIT] Et si l'envie vous dit de connaître encore plus le Japon, regardez ceci !
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