"Bacchus : Divinité complaisante inventée par les anciens pour excuser leurs excès de boisson."

Ambrose Bierce

Publié dans : 3.1. Culture (Citations)
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Commentaires

et moi qui croyait que Bacchus était le dieu de la moustache...
Commentaire n°1 posté par Niconippon le 26/07/2006 à 04h15

Je voulais savoir si tu connaissais pas des personnes possédant des vignobles qui cherche des vendangeurs


Merci de répondre


Important

Commentaire n°2 posté par GIGI le 26/07/2006 à 19h57

J'ai fait les vendanges 10 ans chez le même propriétaire, Coquard, à Morey-Saint-Denis.

Malheureusement il a pris sa retraite et je ne suis plus disponible lors des semaines  de récolte. Ce qui fait que je ne peux pas te donner d'adresses de "connaissances". En revanche, il te suffit de regarder les petites annonces dans les journaux (gratuits ou non)ou les annonces de l'ANPE. Les viticulteurs, chaque année, manquent de personnel...

Mais ils ne se sont jamais demandé pourquoi...

Probablement parce qu'aucun d'entre eux ne dispense plus le gîte et le couvert. Probablement parce qu'aucun d'entre eux ne tolère plus la fête que faisaient les vendangeurs en revenant des vignes. Probablement parce qu'aucun d'entre eux ne conçoit plus de régaler de simples coupeurs avec leur pinard ou leur bouffe-maison...

Pendant mes 10 années, j'ai couché chez le propriétaire (dans les dortoirs un peu glauques, puant la sueur et le jus de raisin, mais ça faisait partie du folklore), j'ai canonné comme un malade (en m'imbibant dès la veille des vendanges pour ne plus quitter la musette que 2 ou 3 jours après la Paulée), j'ai fait la fête en me couchant tous les soirs entre 1h et 3h du matin pour être debout à 6h, j'ai chanté les pires chansons paillardes, je me suis goinfré de blanquette de veau ou de boeuf bourguignon...

J'ai adoré mes vendanges, malgré mes prises de tête avec le patron, malgré le mal de crâne persistant, malgré les traquenards...

J'ai adoré faire les vendanges pour la reconnaissance du travail effectué, pour l'esprit de fête, pour l'esprit de corps et la solidarité dans le travail... et pour les descentes en collectif réduit dans les caves secrètes, à la lueur d'une lumière blafarde, pour se délecter d'un Bourgogne 1972 ou d'un Vougeot Grand Cru 1985.

Malheureusement, tout cela a disparu. Toute cette tradition est terminée.
Désormais, les vendangeurs sont Polonais et viennent en bus. Ils grignotent un sandwich qu'ils se sont eux-mêmes préparés, assis sur le bord de la route, en plein soleil en attendant de retourner au taf, ils boivent de l'eau car le patron n'apporte pas de sidonie fraîche, de gratte-gosier rouge ou de petit blanc... Ils ne font pas de casse-croûte à 10h, pâté, saucisson et blanc... Ils ne dorment pas chez l'habitant, mais sur les bancs de la salle des fêtes... Et ils ne repartent pas avec une bouteille de Morey sous le bras en plus de leur maigre salaire...

La tradition s'est perdue. C'est un travail difficile, éprouvant... et la fête faisait tenir et avancer.

Les machines à vendanger sont interdites pour la récolte des villages et crus. Tant mieux pour les consommateurs, tant pis pour les vendangeurs...

Réponse de David - Netbourgogne le 27/07/2006 à 08h51
Il leur fallait bien un bouc émissaire !
Bisous Danet.
Commentaire n°3 posté par Danet le 27/07/2006 à 08h22

Des vendangeurs Polonais ? Mais que fait de Villiers ? Boutons les hordes slaves hors de nos frontières !!!!


Donc tu couchais chez le propriétaire...hmm...et il avait des filles ?

Commentaire n°4 posté par Niconippon le 27/07/2006 à 09h15

Des filles ? S'il y en avait ?!

Ma femme n'aime pas trop que je parle de cela

Non, je déconne. Il faut dire que ces semaines étaient des semaines d'excès, dans beaucoup de sens du terme... Mais la plupart du temps, nous étions tous trop imbibés pour chasser la gazelle...

Je crois que je vais faire une rubrique "anecdotes de vendanges"...

Sur les blagues et mauvais tours que nous avons joué aux novices ou aux simples d'esprit...

Ca ne volait pas forcément très haut, mais sur le coup, c'était particulièrement drôle.

Rien de comparable aux débilités des bizuts de médecine. C'était quand même plus raffiné. Mais l'imagination est parfois débordante et cela donne des moments mémorables !

Réponse de David - Netbourgogne le 27/07/2006 à 09h45

Merci de ta réponse


Je dois avoir ouvert un sujet que tu aime parler et qui te refait revivre de vieux souvenir


En fait, j'ai trouvé il y a 2 semaines une annonces dans le BOJOLAIS près de LYON en Septembre j'y ai répondu et j'irais


Amicalement


Au fait, vous avre quel âge ???

Commentaire n°5 posté par GIGI le 27/07/2006 à 12h11
il est tout jeune, mais à cause de la dure vie des vendanges et tout ce qu'il boit dès le petit déjeuner, il fait beaucoup plus que son âge !

PS: Youk, va faire un tour chez Sémi
Commentaire n°6 posté par Niconippon le 27/07/2006 à 14h00
Je sais pas si c'est en rapport avec le dicton du jour mais on discute bien ici
Commentaire n°7 posté par GIGI le 27/07/2006 à 14h35
C'est le but d'un blog : l'échange interactif.
Réponse de David - Netbourgogne le 28/07/2006 à 10h04

Kikoolol


Il est joli ton blog :)


Je me souviens pourtant que tu chantais des chansons très fines quand tu faisais tes vendanges. Le Bourgogne élève le niveau.


Bisous


(J'ai fais un article)

Commentaire n°8 posté par Le Gros le 28/07/2006 à 05h13
On aurait fait les vendanges ensemble ? Trop cool !
Réponse de David - Netbourgogne le 28/07/2006 à 10h04
Ce n'est plus ce que c'était de faire les vendanges !!! Il faut croire les vieux !!!
Commentaire n°9 posté par missmio le 28/07/2006 à 09h44
Eh non ! A notre grand dam, Madame !
Réponse de David - Netbourgogne le 28/07/2006 à 10h03
Je persiste et signe : ce n'est plus ce que c'était ! J'ai le malheur de mettre le loup dans le poulailler en proposant un jour à notre cher Youk de venir en vendanges ! Il mangeait tout, buvait tout, chantait tout ... bref un spectacle à lui tout seul !
Que de bons souvenirs ! ... Merci Youk !
Commentaire n°10 posté par Doctole le 18/08/2006 à 11h31

Et voilà ! Comme si notre chère fanny était toute calme et toute blanche dans l'histoire !

Voulez-vous que je raconte la fois où elle a... enfin, je ne sais pas si je dois dire... Et celle de... Hein ? Ah ! Tu frimes moins, là !

Réponse de David - Netbourgogne le 18/08/2006 à 11h55

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